Deux poids deux mesures : l'Europe se fout du vote démocratique de l'Irlande
Deux poids, deux mesures.
LE REFERENDUM EST SUSPENDU !
et la démocratie l'a dans le ... !!!
Un message du citoyen Instit, repiqué sur : http://pereduchesne.forumperso.com/societe-populaire-f2/l-aristocratie-europeenne-t83-15.htm
En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés sur la Constitution Européenne ? 9 peuples devaient être consultés par référendum.
Les peuples luxembourgeois et espagnols ont bien été consultés : ils ont voté OUI. Les peuples français et hollandais ont bien été consultés : ils ont voté NON.
Mais que s'est-il passé après le NON français et après le NON hollandais ?
Les 5 référendums qui étaient prévus ont été suspendus !
- Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
On veut bien consulter les peuples par référendum, mais si les peuples votent NON, on suspend les référendums !
En revanche, que s’est-il passé en 2008 ? Un seul peuple est consulté sur le traité de Lisbonne : le peuple irlandais. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais dit NON au traité de Lisbonne. La ratification va-t-elle être suspendue ?
Bien sûr que non ! Cette fois-ci, la ratification doit continuer ! Toute l’aristocratie européenne l’a dit : « la ratification du traité de Lisbonne doit continuer malgré le NON du peuple irlandais ! »
Mais alors, pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?
Pourquoi, en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a-t-elle été suspendue après le NON français et le NON hollandais ?
Et pourquoi, au contraire, la ratification du traité de Lisbonne doit-elle continuer après le NON irlandais du 12 juin 2008 ?
Réponse :
- en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a été suspendue car les peuples danois, irlandais, portugais, tchèques et anglais auraient peut-être répondu NON par référendum ! L’aristocratie européenne n’a pas voulu prendre ce risque !
- En 2008, la ratification du traité de Lisbonne peut continuer car les parlements répondront OUI ! Les parlements, eux, votent bien !
Citoyen Instit.
Commentaires
Instit le 23/06/2008 à 15:08:50
Depuis le NON du peuple irlandais au traité de Lisbonne, nous voyons une certaine Sylvie Goulard sur toutes les chaînes de télévision. Sylvie Goulard intervient en tant que présidente du Mouvement Européen. Elle nous explique qu’il fallait voter OUI au traité de Maastricht en 1992, qu’il fallait voter OUI à la Constitution Européenne en 2005, qu’il fallait être pour le OUI au traité de Lisbonne en 2008, que continuer l’Union Européenne est la seule politique possible, etc.
Mais Sylvie Goulard connaît-elle la source de financement du Mouvement Européen à ses débuts ?
Sait-elle qui a versé des dizaines de milliers de dollars au Mouvement Européen ?
Sylvie Goulard a-t-elle lu les livres de Vincent Jauvert ?
Sylvie Goulard a-t-elle lu les livres de Frédéric Charpier ?
« Fin 1951, un organisme secret est créé à Washington, le « Psychological Strategy Board ». Sa mission est de coordonner les opérations de guerre psychologique contre le Kremlin partout dans le monde. Le premier plan vise à « réduire l’influence du Parti communiste en France ». Nom de code : « Cloven », puis « Midiron ». Le programme est très détaillé. Des extraits, en vrac : « Aider à détruire la respectabilité du Parti communiste : discréditer ses efforts dans la Résistance ; faire connaître des scandales impliquant des leaders communistes ; réduire l’implantation de la CGT chez Renault au niveau de celui chez Citroën. » Et aussi : « Assister et si nécessaire endoctriner les Français connus qui ont un temps été communistes et qui peuvent devenir des propagandistes anticommunistes. Produire des films anticommunistes par le biais de sociétés françaises de façade [c’est-à-dire contrôlées par la CIA] ».
Conséquences pratiques : des groupes anticommunistes, tel « Paix et liberté » de Jean-Paul David, reçoivent des subsides importants de l’Agence. Le « Congrès pour la liberté de la culture » et la revue Preuves également. L’« Institut d’histoire sociale », des journaux socialistes de Léon Blum et de Guy Mollet, des partis de la troisième force, ceux de Pleven et autres, aussi. Et puis la CIA aide le Mouvement européen de Jean Monnet. Et l’USIA [United States Information Agency] gère en sous-main une agence de presse qui fait publier incognito des articles dénonçant la dictature stalinienne. Elle est aussi derrière des maisons d’édition qui publient des livres anticommunistes ou pro-américains, et des maisons de production qui tournent des films favorables à Washington. Quand de Gaulle revient au pouvoir en 1958, l’Amérique contrôle des pans entiers de la vie politique, sociale et même culturelle de la France. »
(Vincent Jauvert, « L’Amérique contre de Gaulle », Seuil, page 209)
« De toutes les contributions de la CIA à la cause européenne, la plus importante a sans doute été la campagne de soutien au Mouvement Européen, lancée en 1951 par Shepard Stone. En 1951, Shepard Stone ne travaille pas encore pour la fondation Ford. Impressionné par l’énorme manifestation organisée cette année-là par la jeunesse de Berlin-Est contre les « bellicistes occidentaux », le haut-commissaire allié en Allemagne John McCloy, son patron d’alors, demande à Shepard Stone d’étudier un moyen de riposter. Shepard Stone se tourne alors vers le Mouvement Européen. Plutôt que répliquer par une opération ponctuelle, ses dirigeants lui suggèrent une campagne de longue haleine afin d’attirer la jeunesse vers les thèses d’une Europe unie. Cette proposition une fois acceptée, débute une campagne de la jeunesse européenne qui durera de 1951 à 1959. Pour la seule année 1952, elle se traduit par 1899 sessions et conférences, la distribution de 1,8 million de brochures, et 900 projections cinématographiques. Tous ces frais sont couverts par la CIA. En 1975, le magazine londonien « Time Out », premier à livrer des chiffres précis, révèlera le rôle de la CIA et l’importance des fonds qu’elle a consacrés au Mouvement Européen. A Paris, ils ont transité par le Centre d’Action Européenne. »
(Frédéric Charpier, « La CIA en France, 60 ans d’ingérence dans les affaires françaises », Seuil, page 178-179)
Et aujourd’hui ?
Est-ce que la CIA continue à financer le Mouvement Européen ?
Il faudra poser la question à Sylvie Goulard.
Jacques Roux le 20/06/2008 à 00:46:03
Et pendant ce temps, Kapo Le Petit, les apôtres de la Bible de Lisbonne, les journalistes poissards, les politichiens vérolés, se complaisent à se demander quelles exceptions pourroient être données à l'Irlande,& demain plus encore, à la perfide Albion... & c'est le petit Kapo qui va négocier cela, lui qui a sans vergogne enterré le vote de son propre Peuple, celui qui l'a élu !!! Rien pour la France, surtout rien... mais les exceptions, les passe droits, alors là,on va les fourguer aux Irlandais... & là on va voir s'ils ne sont pas si "achetables" que cela.
Saint-Just le 19/06/2008 à 11:10:58
Une seule réflexion qui résume tout jusque là : "si les élections servaient à quelque chose, il y a longtemps qu'ON les aurait supprimées !".
Cela prouve seulement que le problème ne vient pas du peuple mais du Pouvoir qui ne fait qu'aménager ses propres contradictions pour survivre...
Jacques Roux le 18/06/2008 à 02:37:53
NDA causait ce jour sur RMC... et l'animateur, Bourdin, s'étonnait du mépris avec lequel le vote irlandais était traité... c'est curieux, il n'a pas remarqué que le vote irlandais est mépris par la majorité des gouvernements, européens, français entre autre.... mais il n'a jamais remarqué avec quel mépris le Peuple français a été traité par nos députés lors de la traitrise de Lisbonne... Marrant... marrant, ou triste de voir l'état de notre presse et de nos médias...
S & Fr... J Roux.
Sonthonax le 17/06/2008 à 21:56:40
C'est inouïe. Quand on pense que les technocrates de Bruxelles s'amusaient à dénoncer l'annulation de l'élection de Iouchtchenko en 2004 au profit du candidat du pouvoir Ianoukovitch ce qui a déclenché la "révolution orange". Quand un libéral pro-américain voit ses résultats annulés, on parle de totalitarisme mais s'il agit d'opposants au libéralisme qui s'expriment, ce n'est pas du totalitarisme, c'est de la pédagogie !
Commentaires
Instit le 23/06/2008 à 15:08:50Depuis le NON du peuple irlandais au traité de Lisbonne, nous voyons une certaine Sylvie Goulard sur toutes les chaînes de télévision. Sylvie Goulard intervient en tant que présidente du Mouvement Européen. Elle nous explique qu’il fallait voter OUI au traité de Maastricht en 1992, qu’il fallait voter OUI à la Constitution Européenne en 2005, qu’il fallait être pour le OUI au traité de Lisbonne en 2008, que continuer l’Union Européenne est la seule politique possible, etc.
Mais Sylvie Goulard connaît-elle la source de financement du Mouvement Européen à ses débuts ?
Sait-elle qui a versé des dizaines de milliers de dollars au Mouvement Européen ?
Sylvie Goulard a-t-elle lu les livres de Vincent Jauvert ?
Sylvie Goulard a-t-elle lu les livres de Frédéric Charpier ?
« Fin 1951, un organisme secret est créé à Washington, le « Psychological Strategy Board ». Sa mission est de coordonner les opérations de guerre psychologique contre le Kremlin partout dans le monde. Le premier plan vise à « réduire l’influence du Parti communiste en France ». Nom de code : « Cloven », puis « Midiron ». Le programme est très détaillé. Des extraits, en vrac : « Aider à détruire la respectabilité du Parti communiste : discréditer ses efforts dans la Résistance ; faire connaître des scandales impliquant des leaders communistes ; réduire l’implantation de la CGT chez Renault au niveau de celui chez Citroën. » Et aussi : « Assister et si nécessaire endoctriner les Français connus qui ont un temps été communistes et qui peuvent devenir des propagandistes anticommunistes. Produire des films anticommunistes par le biais de sociétés françaises de façade [c’est-à-dire contrôlées par la CIA] ».
Conséquences pratiques : des groupes anticommunistes, tel « Paix et liberté » de Jean-Paul David, reçoivent des subsides importants de l’Agence. Le « Congrès pour la liberté de la culture » et la revue Preuves également. L’« Institut d’histoire sociale », des journaux socialistes de Léon Blum et de Guy Mollet, des partis de la troisième force, ceux de Pleven et autres, aussi. Et puis la CIA aide le Mouvement européen de Jean Monnet. Et l’USIA [United States Information Agency] gère en sous-main une agence de presse qui fait publier incognito des articles dénonçant la dictature stalinienne. Elle est aussi derrière des maisons d’édition qui publient des livres anticommunistes ou pro-américains, et des maisons de production qui tournent des films favorables à Washington. Quand de Gaulle revient au pouvoir en 1958, l’Amérique contrôle des pans entiers de la vie politique, sociale et même culturelle de la France. »
(Vincent Jauvert, « L’Amérique contre de Gaulle », Seuil, page 209)
« De toutes les contributions de la CIA à la cause européenne, la plus importante a sans doute été la campagne de soutien au Mouvement Européen, lancée en 1951 par Shepard Stone. En 1951, Shepard Stone ne travaille pas encore pour la fondation Ford. Impressionné par l’énorme manifestation organisée cette année-là par la jeunesse de Berlin-Est contre les « bellicistes occidentaux », le haut-commissaire allié en Allemagne John McCloy, son patron d’alors, demande à Shepard Stone d’étudier un moyen de riposter. Shepard Stone se tourne alors vers le Mouvement Européen. Plutôt que répliquer par une opération ponctuelle, ses dirigeants lui suggèrent une campagne de longue haleine afin d’attirer la jeunesse vers les thèses d’une Europe unie. Cette proposition une fois acceptée, débute une campagne de la jeunesse européenne qui durera de 1951 à 1959. Pour la seule année 1952, elle se traduit par 1899 sessions et conférences, la distribution de 1,8 million de brochures, et 900 projections cinématographiques. Tous ces frais sont couverts par la CIA. En 1975, le magazine londonien « Time Out », premier à livrer des chiffres précis, révèlera le rôle de la CIA et l’importance des fonds qu’elle a consacrés au Mouvement Européen. A Paris, ils ont transité par le Centre d’Action Européenne. »
(Frédéric Charpier, « La CIA en France, 60 ans d’ingérence dans les affaires françaises », Seuil, page 178-179)
Et aujourd’hui ?
Est-ce que la CIA continue à financer le Mouvement Européen ?
Il faudra poser la question à Sylvie Goulard.
Jacques Roux le 20/06/2008 à 00:46:03
Et pendant ce temps, Kapo Le Petit, les apôtres de la Bible de Lisbonne, les journalistes poissards, les politichiens vérolés, se complaisent à se demander quelles exceptions pourroient être données à l'Irlande,& demain plus encore, à la perfide Albion... & c'est le petit Kapo qui va négocier cela, lui qui a sans vergogne enterré le vote de son propre Peuple, celui qui l'a élu !!! Rien pour la France, surtout rien... mais les exceptions, les passe droits, alors là,on va les fourguer aux Irlandais... & là on va voir s'ils ne sont pas si "achetables" que cela.
Saint-Just le 19/06/2008 à 11:10:58
Une seule réflexion qui résume tout jusque là : "si les élections servaient à quelque chose, il y a longtemps qu'ON les aurait supprimées !".
Cela prouve seulement que le problème ne vient pas du peuple mais du Pouvoir qui ne fait qu'aménager ses propres contradictions pour survivre...
Jacques Roux le 18/06/2008 à 02:37:53
NDA causait ce jour sur RMC... et l'animateur, Bourdin, s'étonnait du mépris avec lequel le vote irlandais était traité... c'est curieux, il n'a pas remarqué que le vote irlandais est mépris par la majorité des gouvernements, européens, français entre autre.... mais il n'a jamais remarqué avec quel mépris le Peuple français a été traité par nos députés lors de la traitrise de Lisbonne... Marrant... marrant, ou triste de voir l'état de notre presse et de nos médias...
S & Fr... J Roux.
Sonthonax le 17/06/2008 à 21:56:40
C'est inouïe. Quand on pense que les technocrates de Bruxelles s'amusaient à dénoncer l'annulation de l'élection de Iouchtchenko en 2004 au profit du candidat du pouvoir Ianoukovitch ce qui a déclenché la "révolution orange". Quand un libéral pro-américain voit ses résultats annulés, on parle de totalitarisme mais s'il agit d'opposants au libéralisme qui s'expriment, ce n'est pas du totalitarisme, c'est de la pédagogie !