Vive le service minimum dans l'éducation nationale
VIVE LE SERVICE MININUM DE L'EDUCATION NATIONALE
ET LE MAXIMUM DE NON EDUCATION NATIONALE
Le Nain ne sait plus à quel saint se vouer, quel sein (en italique s'il vous plait) tripoter pour se faire bien voir...
Lorsque l'Europe va mal, lorsque l'économie est vendue depuis des années par des libéraux servis par des déclinistes qui nous expliquent que nous sommes les pires des pires... Lorsque les anti républicains du XIXe siècle reprennent le pouvoir sous couvert d'appétits réformateurs, après un retournement complet des valeurs que même mai 68 n'auroit point espéré effectuer... Lorsque la valeur travail, et surtout la valeur du travail est détruire par ceux qui l'invoquent... il faut des boucs émissaires pour occuper le bon peuple...
DE LA SAINE POLITIQUE DU BOUC EMISSAIRE
A une époque on bruloit des livres, on jetoit des chrétiens aux lions, on jetois des crétins chez TF1... on désignoit des coupables !!! il en faut ! il en faux !!! Tout système sans valeur, sans idéaux, trouve des coupables & les désigne à l'oprobe populaire.... comme tout totalitarisme qui se respecte... On désigne l'ennemi tout en faisant de belles parades appuyées sur une presse gagée, ou tout au moins incapable (ce qui est le cas de la notre actuellement).
Hier, foutre cul, l'Education nationale, entre autre, estoit en grève... force auroit été de discuter, de polémiquer, d'évaluer, de se concerter... Mais non !
Que choisit Lenain ? Non point de discuter, de réfléchir, mais de maudire...
Ainsi les parents, et on les comprend, fichtre foutre, sont heureux d'un service d'accueil minimum... C'est normal.... Mais en quoi cela réduit-il les problèmes d'éducation... en quoi cela répond-ils à leurs aspirations éducatives... Nous sommes à la surface, dans l'annonce, dans l'immédiat (et l'immédiat règne dans les médias et en politique, le reste ne compte point).
Les parents doivent se poser une question : le service d'accueil, lancé par Lenain pour détourner la conversation des problèmes centraux à l'origine de la journée de grève, répond-il aux attentes éducatives des parents comme des enseignants, et ce à long terme ? problèmes dont il évite de parler ? NON !!!
LES INSTITEURS : MAITRES DE LA GREVE SANS GENE
SONT SANCTIONNES ALORS QU'ILS SONT
LES PLUS RESPECTUEUX DE LEUR PUBLIC ! DE LEURS ELEVES !!!
J'entends, comme disoit Villepine, mes amis, qui me disoit : "on ne soit plus où que foutre nos gones lors des grèves".. Et je comprends, foutre cul ! mais qu'on-t-ils oublié ? ou jamais entendu ?
C'est que pendant des années les instituteurs ont été en grève administrative... pourquoi administrative... ? et bien parce que pour ne pas géner les parents, les élèves, nos enfants, la grève n'avoit été qu'administrative (refus d'envoi de documents administratifs à leurs autorités)... POurquoi faisoient-ils cela ? Pour eux ? Non, pour la défense de leur métier, et donc de leurs gones.... Mais administrative poru ne point géner les parents... Résultat : la grève a duré des années, dans le silence atroce & méprisant des médias, de leurs collèges de l'Education nationale, des hommes politiques... parce que comme cela n'avoit aucune conséquence visible, personne n'en parloit...
Alors, si leur attitude est compréhensive, aux parents, qu'ils comprennent à leur tour que les instituteurs ne sont pas les preneurs d'otages que décrivent les médias gagés & les libéraux-UMPistes réactionnaires... Cette histoire est un faut procès... et constatons que pendant des années les instituteurs on fait grève sans, justement pénaliser les parents;... Résultat : personne ne s'en est soucié...
TAPER SUR LES MEILLEURS REPRESENTANTS DE L'ETAT C'EST CE QUE l'UMP APPELLE REFORMER !
Alors que dire de l'"attitude Dunain ? Comment remercie-t-il des instituteurs dévoués ? Et bien en leur tapant dessus ! En effet, nous pourrions nous attendre à ce que l'UMP réforme... MAIS NON !
Il se contente de taper, taper sur les Instituteur.. Se contenter de taper pour contenter sa frange réactionnaire forcenée, et parce que c'est médiatiquement parlant... mais il n'y a en fait aucune réforme... si ce n'est mettre bas ce qui a été fait avant, & ce avant même que les résultats n'en soient étudiés.
Et pendant un instant le Peuple peut oublier la stagnation des salaires, les licenciés, les hausses des prix et du pétrole... il peut oublier... Son ennemi désigné par des années de propagande RPRo-UMPiste est sacrifié sur l'autel de la popularité sondagière....
Et il ne réfléchit pas... Il ne comprend pas que ce sont ces gens qui éduquent leurs enfants;... ils entendent des chiffres nationaux (11000 postes en moins) et Darcos qui dit que ce ne sont que "quelques milliers" d'heures en moins... et ils oublient que ce sont surtout des heures en moins, non pas pour les profs, mais pour les élèves...
Quelques milliers, Monsieurs Darcos, effectivement, à échelle nationale, ce n'est rien... Mais dans ma ville se sont trois sections professionnelles en moins, sans déboucher pour les élèves... ce sont des classes de CAP non déboublées alors que ce sont justement celles qui en ont le plus besoin ! ce sont des élèves plus nombreux pas classe....
Le pire, dans cette histoire, c'est que les crasses médias incapables sont arrivés à nous convaincre que les victimes de ces mesures sont les profs... ce qui contente tous les populistes du café du commerce pour qui toute réaction contre les profs de l'Education nationale semble être une amélioration de leur condition.... sauf que, dans la réalité, et ils le verront peut être, un jour, ou jamais, c'est surtout une réaction contre LEURS enfants.
Mais au royaume du Ségéla roi, le peuple est sacrifié ! Vive la communication et le maximum du service éducatif minimum !
Jacques ROUX.

Commentaires
Kronen Brutus le 30/05/2008 à 22:51:44Comme j'y suis, pendant la grève, dans mon village le maire a opté pour le service minimum, mais il ne fallait pas l'ébruiter. Seules 2 personnes pouvaient "encadrer" les enfants. D'après le texte, ces personnes ne pouvaient gérer plus de 8 ou 10 enfants chacune, soit, au maximum 20. Mon village compte 130 enfants à l'école primaire. Comment sélectionner les enfants qui pourront bénéficier du service minimum? Que se passera-t-il le jour de grève où 60 enfants arriveront? Mon maire en prendra lui aussi 10 en charge, il demandera à 3 fonctionnaires municipaux d'en prendre chacun 10, sans formation, comme ça, au débotté. Le travail non fait de ces fonctionnaires qui le fera, qui le paiera. Imaginons le pire, un enfant se blesse. Que fait le maire, connaît-il les procédures, les employés municipaux savent-ils à qui s'adresser?
Le Nain a dû tout prévoir tellement il est génial. Il n'empêche que mon maire, après l'expérience du 15 mai hésite beaucoup car il ne voit pas qui il alignera pour plus de 20 enfants. Ce qui me fait beaucoup rire c'est que mon maire est sarkoziste mais pas au point de payer pour les erreurs du Nain.
Kronen Brutus
Kronen Brutus le 30/05/2008 à 22:35:59
J'aurai du faire grève jeudi 15 mai. Je n'ai pas pu, je suis fonctionnaire de l'Education Nationale mais ce jeudi 15 mai j'étais en arrêt de travail pour cause d'ccident de travail. Une semaine d'arrêt. C'est peu pour un fonctionnaire diront certains. C'est beaucoup trop pour moi car mes élèves n'ont pas appris ce que j'avais prévu dans mes programmations. Maintenant je galère car certains parents souhaitent (pour ne pas dire exigent) qu'on boucle le programme. Pourtant, aucun d'entre eux n'est venu remercier ma collègue qui s'est coltinée mes élèves pendant 7 jours, qui s'est tapée undouble niveau, qui a pris du retard dns ses programmations pour que mes élèves ne soient pas trop à la rue pendant 7 jours. A oui, j'oubliais, l'administration n'a pas senti nécessaire l'envoi de quelqu'un pour me remplacer, 7 jours, c'est trop court.
Depuis, j'ai discuté avec quelques parents d'élèves. Certains trouvent que nous sommes des nantis (les vacances, on ne travaille que 6 heures par jour, l'année prochaine on ne travaillera plus le samedi. D'autres ne savaient pas que ma collègue n'était pas obligée de prendre mes élèves et étaient surpris d'apprendre que dans mon département, en permanence 40 classes n'ont pas de maître faute de remplaçant. Ils comprennent mieux qui sont ces 11000 collègues sans classe.
J'espère pour les enfants que l'année prochaine je n'aurai pas d'accident du travail.
Kronen Brutus
Instit le 18/05/2008 à 18:39:00
Cet article de Marianne2 est très important : il montre que même les maires membres de l'UMP s'opposent à ce projet de Sarkozy. Nous devrions diffuser cet article le plus possible.
Instit le 18/05/2008 à 18:37:15
Le président (UMP) de l’Association des Maires de France, Jacques Pélissard, a estimé vendredi 16 mai que mettre " à la charge des communes " l’organisation du service minimum d’accueil dans les écoles n’était "pas acceptable" et a averti que les maires ne joueraient pas "un jeu faussé".
"L’officialisation d’un dispositif qui mettra à la charge des communes l’organisation de cet accueil alors que c’est la compétence de l’Etat, ça ne me paraît pas acceptable et les maires ne joueront pas ce jeu? qui me paraît un jeu faussé", a déclaré M. Pélissard sur France Inter.
"Autant je suis favorable au service minimum, autant je considère que c’est à l’Education nationale en interne de l’assumer et non pas aux communes", a ajouté le député-maire UMP de Lons-le-Saunier (Jura).
Interrogé par l’AFP, le président de l’Association des Maires de France a précisé que si "la continuité de service public s’impose à chaque service public", cette mission "n’est pas de la compétence des communes". "Ce rôle de supplétifs des enseignants en grève n’est pas le nôtre".
"Si demain les éboueurs de ma commune sont en grève, je ne vais pas aller demander aux instituteurs d’aller ramasser les poubelles", a encore dit M. Pélissard. "C’est une question de principe".
Le député du Jura a également souligné sur France-Inter que "le régime de responsabilité en cas de problème, d’accident (n’était) pas bien défini".
Enfin, a-t-il fait valoir, "nous avons des petites communes et ces communes ne sont pas dotées des personnels qui permettraient l’accueil des enfants. Ce n’est pas avec un cantonnier ou un garde champêtre qu’on va faire l’accueil des enfants".
( lu sur le site Marianne2.fr )