LA GRANDE COLERE DU PERE DUCHESNE
LA GRANDE COLERE DU PERE DUCHESNE
de rien du tout et de tout en même temps :
LA FRANCE EST MORTE ET N.S EST SON P.Q !!!!
Ah foutre ! Qui êtes vous, bande de croupions que la crasse apathie destine aux excréments de la nation une & indivisible... Je ne suis pas l'hôte fidèle du Père Duchesne que j'estois il y a quelques années... Infidélité oblige ! Et fichtre foutre, je m'en excuse un instant avant de balayer de ma propre main ces excuses à peine bafouillées.. Je reviens & qu'est-ce que je vois... Citoyen Roux, tu dors.... Citoyen Kronen Brutus où es tu ? Citoyen Desisles es-tu définitivement mort ou décédé ou charmé par le foutrassier au pouvoir ? Où sont les citoyens D. Challier & Charolet Bouzeux ? Les citoyens Lapernice & Marat Papor disparus ! Ils ne sont point les seuls.
Où est la France ? Où est la rebellion... ? Moi même je suis mort ! Vous êtes morts, citoyens assistés qui lisez ces quelques lignes moribondes ! et lorsque que vous n'êtes point tout à fait morts, vous votez pour des fossoyeurs !
A mort les crévés ! Faut-il que j'aime cette France ? Désunie, morte, sans cervelle.. Je tente encore.... Mais non, foutre cul, pute vierge, je n'aime point cette France, vomie des nations, vomie par son peuple, son peuple qui n'est même point foutrement capable de bouger le moindre furoncle de son cul d'assisté télévisuel... Arrêtons de vénérer cette maladie vénérienne qui vous consumme un par un... qui vérole le peu de reste de cervellet atrophié qu'on prétend encore avoir...
Que sommes nous ? Des chiens ! L'exaction libérale nous condamne à la liberté, à la liberté de travailler jusqu'à 70 ans... de travailler le dimanche... à gagner moins tout en espérant quémander une pauvre heure supplémentaire pour gagner plus...
Condamnons à la peine capitale tous les traîtres députés qui votent ces lois ! Aucun n'a plus le droit de siéger devant une assemblée sans que l'opprobe populaire dans sa clémence ne lui accorde la vie tout en lui retirant tous ses droits ... qu'il ne mérite point de la France... "Nous sommes libres de travailler toute la semaine sans limite horaire & jusqu'à 70 ans"! Que les foutrassiers qui croupissent dans l'or de la République voient leurs noms rayés des tablettes républicaines, & qu'ils soient voués à la vindicte populaire... Qu'ils soient dépouillés de tout privilège, qu'ils soient bannis en Suisse, que tous les avantages gagnés durant leur vie de monopoleur, en France, soient confisqués... que leurs bien extorqués aux citoyens français soient récupérés & qu'ils reviennent à la nation.... Et qu'on les expédie ensuite en Suisse mendier comme les chiens errants qu'ils sont ! A la lanterne, exil au nom de la vengeance populaire !
La vindicte populaire.... encore faudroit-il que le peuple soit encore capable de quelque chose & mérite un peu que l'on s'attarde sur lui... mais le peuple ne mérite plus rien.... Il n'a plus rien, plus rien de l'émeut, si ce n'est son portable à la main, dans l'oreille, ou ailleurs, qu'il agite frénétiquement comme une nonne s'acharnant sur le concombre qui lui sert d'unique distraction au fond de sa cellule. Plus aucun droit car il manque à son devoir principal : se lever & se révolter... le peuple n'exerce plus qu'un droit : celui d'être con & vautré ! Merci la droite, qui, en bonne égalitariste de la connerie, ne nous offre plus qu'un droit : celui d'être obligé de travailler plus pour gagner moins ; plus qu'une liberté : celle d'être des cons ! celle d'être couchés !
Soyez libres ! Libres de revenir à l'esclavage le plus crasse, celui de l'ignorance, celui de la dépendance par les lois qui vous "rendent libres". Continuez, citoyens, d'être des chiens, à peine capables de remuer de la queue devant la moindre parcelle de non culture américaine.... Continuez d'exercer votre citoyenneté devant la Star Ac. Si vous êtes un con tapez 1, 2 ou 3 ! Si vous êtes une conne, tapez 4, 5 ou 6 !Oui, ce gouvernement de scélérats est bien le vôtre François.... celui de veaux qui veulent être des veaux & qui sont menés à l'abattoir en chantant !
CAFFE
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Instit le 13/11/2008 à 07:03:29
A la Cour du roi Louis XVI, on lit les sondages. Louis XVI a décidé de jouer la comédie. Louis XVI va faire semblant de taper sur ses copains banquiers pour remonter dans les sondages.
Lisez cet article :
Sarkozy veut la tête d’un banquier.
« Il faut me trouver un banquier pour faire publiquement un exemple », telle est la consigne qu’a donnée Sarkozy le week-end dernier.
Cette consigne ne doit rien au hasard, mais tout à la lecture des sondages confidentiels que l’Elysée commande régulièrement. Les Français sondés sont exaspérés par les cadeaux faits aux banques par le gouvernement. Ils s’étonnent de cette générosité alors que le gouvernement ne cesse de leur répéter qu’il leur faut se serrer la ceinture et que la crise ne fait que commencer.
René Ricol, l’ex-patron des commissaires aux comptes, promu par le gouvernement « Médiateur du crédit », sait désormais ce qui lui reste à faire : dénicher une victime expiatoire parmi les banquiers pour permettre à Sarkozy de faire son numéro.
Le thème est déjà tout trouvé : « A partir du moment où les banques ont pris des risques insensés sur les marchés dans le passé, il faut maintenant qu’elles en prennent dans l’économie réelle. »
La lecture d’un autre sondage sur le moral des ménages, réalisé mois après mois par l’INSEE, a donné une autre idée à Sarkozy. Les sondages sur le moral des ménages étant chaque mois plus catastrophiques, il faut, a demandé Sarkozy aux ministres, trouver une nouvelle économique positive à annoncer chaque semaine, à grand renfort de tambours et trompettes dans tous les médias :
« Le pessimisme s’installe, et il empêche de consommer. Or la consommation est le seul moteur qui peut empêcher la récession de s’installer. Il faut casser cette logique de pessimisme. »
Il y avait pourtant une solution toute simple pour pousser les Français à consommer plus : leur annoncer que leurs salaires vont augmenter en 2009 …
(Le Canard Enchaîné, 12 novembre 2008, page 2)
Instit le 12/11/2008 à 07:14:27
Les signes de dégradation de la situation économique et sociale se multiplient, à quatre jours de la publication par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de la première estimation, très attendue, de la croissance française au troisième trimestre. Une nouvelle contraction du PIB après celle du deuxième trimestre (- 0,3 %) signifierait, en effet, que la France est entrée en récession.
Dans un environnement économique plus que maussade, aggravé par l'arrivée des premiers froids, les associations de lutte contre la pauvreté assurent qu'elles commencent à constater, sur le terrain, les premiers effets de la crise. Le Secours catholique rend public, jeudi 13 novembre, son traditionnel rapport annuel, intitulé cette année Familles, enfance et pauvretés. L'association, qui a aidé 1,4 million de personnes en 2007, y souligne la part de plus en plus importante prise par les plus de 50 ans dans ses centres d'accueil. "Beaucoup de familles en situation de précarité viennent se nourrir ou s'habiller dans nos centres pour pouvoir payer leur loyer", note également une permanente de l'association.
Le constat dressé par la Croix-Rouge française n'est pas très différent : "La situation continue de se dégrader. Les pauvres sont plus pauvres, et d'autres couches de la population se fragilisent", explique Didier Pillard, directeur de l'action sociale. "De nouveaux publics se présentent depuis le début de l'année dans nos 650 points de distribution alimentaire et dans nos épiceries sociales : de plus en plus de retraités ; des travailleurs pauvres à temps complet, par exemple des employés municipaux, et des étudiants."
L'antenne locale de Toulouse a constaté une hausse de 100 % de la population fréquentant les épiceries sociales. A Redon (Ille-et-Vilaine), cette même population aurait augmenté de 26 % en un mois. En attendant le doublement des crédits du Plan national d'aide alimentaire, qui devraient passer de 10 à 20 millions d'euros en 2009, certaines délégations en sont réduites à diminuer de moitié leurs colis pour pouvoir aider tout le monde. Sensibles à la détresse croissante des populations qu'elles rencontrent, quatorze grandes associations de lutte contre la pauvreté, toutes adhérentes du réseau Uniopss, ont prévu de tirer la sonnette d'alarme, le 28 novembre, auprès des pouvoirs publics et de l'opinion.
Les dernières données émanant de l'Insee, des douanes ou du ministère de l'économie n'incitent guère à l'optimisme. Elles confirment que septembre a été particulièrement mauvais, ce que laissaient présager toutes les enquêtes de conjoncture. L'Insee a annoncé, lundi 10 novembre, une baisse de 0,5 % de la production de l'ensemble de l'industrie en un mois. Hors énergie et agroalimentaire, cette baisse est encore plus marquée puisqu'elle atteint - 0,8 %. Le déficit commercial français s'est creusé de 6,250 milliards en septembre, ce qui ne s'était jamais vu. Sur un an, il frise les 55 milliards d'euros, un record !
Les principaux partenaires européens de la France - Royaume-Uni, Espagne, Allemagne et Italie - étant eux-mêmes en difficulté, leur demande a nettement diminué. Les exportations françaises ont donc reculé, pour s'établir à 34,3 milliards d'euros. Cette situation devrait durer : en Allemagne, la production industrielle a connu au mois de septembre sa plus forte baisse depuis treize ans, et les industriels européens anticipent un net ralentissement de leur production dans les prochains mois. Quant aux importations françaises, elles sont en train de ralentir, même si la consommation des ménages semble avoir plutôt bien résisté.
La dégradation des finances publiques est nette. Eric Woerth, le ministre du budget, et Christine Lagarde, la ministre de l'économie, ont d'ailleurs revu à la hausse leurs prévisions de déficit et d'endettement publics et à la baisse leurs hypothèses de croissance. Au 30 septembre, le solde général d'exécution du budget était négatif de 56,6 milliards d'euros, soit 4,4 milliards de plus qu'à la fin septembre 2007, et les rentrées de l'impôt sur les sociétés (IS) et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) fléchissent.
Le marché du travail subit aussi le contrecoup de la crise. Selon les données de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), le rythme de progression des intentions d'embauche, hors intérim, décélère : il est tombé à + 1,5 % au troisième trimestre contre +7,9 % au deuxième. L'emploi intérimaire a baissé de 4,7 % entre août 2007 et août 2008. Après avoir reculé pendant plus de dix-huit mois, le nombre d'allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI) est resté stable au deuxième trimestre à 1,14 million de personnes. Quant au nombre des demandeurs d'emploi indemnisés, il s'est accru de 1 % en septembre.
Le nombre des défaillances d'entreprises s'est accru de 8,9 % en un an. Les impayés ont augmenté de 125 % au troisième trimestre selon la Coface. Enfin, les statistiques que la Banque de France a publiées le 7 novembre 2008 témoignent du durcissement des conditions d'octroi de prêts aux particuliers et aux entreprises, malgré les efforts déployés par le gouvernement auprès des banques.
www.lemonde.fr/economie/article/2008/11/11/les-premiers-effets-sociaux-de-la-crise-se-font-sentir_1117239_3234.html
Instit le 09/11/2008 à 19:28:05
GENERAL MOTORS APPELLE À L'AIDE L'ETAT AMÉRICAIN POUR ÉVITER LA FAILLITE.
General Motors (GM) pourrait être à court de liquidités dès le premier semestre 2009. Le spectre de la faillite du numéro un américain de l'automobile était latent depuis plusieurs mois. Ce scénario noir est aujourd'hui plus qu'une simple hypothèse.
Lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, vendredi 7 novembre, GM a multiplié les mauvaises nouvelles : des pertes abyssales, 2,5 milliards de dollars (1,96 milliard d'euros) en net et 4,2 milliards de dollars sur le plan opérationnel. Quant au chiffre d'affaires, il est en recul de 13 % à 37,9 milliards de dollars.
Mais le plus inquiétant à court terme, c'est le niveau de trésorerie dont GM dispose. " Les liquidités estimées pour le reste de 2008 approcheront le minimum requis pour faire fonctionner l'entreprise. Pour les deux premiers trimestres de 2009, même avec les mesures de restructuration prévues, les liquidités tomberont largement au-dessous de ce niveau ", a indiqué GM.
En réalité, le premier constructeur américain brûle plus de 1 milliard de dollars de liquidités chaque mois. Entre juin et septembre, elles sont tombées de 21 milliards à 16,2 milliards de dollars.
" En tenant ce discours, GM est allé droit au but en implorant une aide ", a déclaré à l'agence Bloomberg Pete Hastings, analyste chez Morgan Keegan.
Le futur président américain, Barack Obama, conscient de l'urgence de la situation a annoncé, vendredi, lors de sa première conférence de presse à Chicago : "J'ai décidé que l'équipe de transition va devoir travailler sur de nouvelles mesures pour aider l'industrie automobile à s'adapter" à la chute de la demande.
Les constructeurs américains plaident pour une aide de 25 milliards de dollars de prêts directs sans conditions, s'ajoutant à l'enveloppe de 25 milliards de dollars approuvée en septembre 2008, mais destinée uniquement aux développements de nouvelles technologies.
www.lemonde.fr/la-crise-f...
En clair : les partisans du libéralisme économique passent leur temps à cracher sur l'Etat. Mais, quand les partisans du libéralisme économique risquent de faire faillite, ils implorent l'aide de l'Etat, comme des mendiants.
" Pitié, monsieur l'Etat, pitié, aidez-nous ! Donnez-nous des dizaines de milliards ! " pleurnichent les fabriquants d'automobiles.
" Pitié, monsieur l'Etat, pitié, aidez-nous ! Donnez-nous des dizaines de milliards ! " pleurnichent les banquiers.
Conclusion : contribuables, préparez-vous à payer des dizaines de milliards pour aider tous ces messieurs.
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Instit le 13/11/2008 à 07:03:29A la Cour du roi Louis XVI, on lit les sondages. Louis XVI a décidé de jouer la comédie. Louis XVI va faire semblant de taper sur ses copains banquiers pour remonter dans les sondages.
Lisez cet article :
Sarkozy veut la tête d’un banquier.
« Il faut me trouver un banquier pour faire publiquement un exemple », telle est la consigne qu’a donnée Sarkozy le week-end dernier.
Cette consigne ne doit rien au hasard, mais tout à la lecture des sondages confidentiels que l’Elysée commande régulièrement. Les Français sondés sont exaspérés par les cadeaux faits aux banques par le gouvernement. Ils s’étonnent de cette générosité alors que le gouvernement ne cesse de leur répéter qu’il leur faut se serrer la ceinture et que la crise ne fait que commencer.
René Ricol, l’ex-patron des commissaires aux comptes, promu par le gouvernement « Médiateur du crédit », sait désormais ce qui lui reste à faire : dénicher une victime expiatoire parmi les banquiers pour permettre à Sarkozy de faire son numéro.
Le thème est déjà tout trouvé : « A partir du moment où les banques ont pris des risques insensés sur les marchés dans le passé, il faut maintenant qu’elles en prennent dans l’économie réelle. »
La lecture d’un autre sondage sur le moral des ménages, réalisé mois après mois par l’INSEE, a donné une autre idée à Sarkozy. Les sondages sur le moral des ménages étant chaque mois plus catastrophiques, il faut, a demandé Sarkozy aux ministres, trouver une nouvelle économique positive à annoncer chaque semaine, à grand renfort de tambours et trompettes dans tous les médias :
« Le pessimisme s’installe, et il empêche de consommer. Or la consommation est le seul moteur qui peut empêcher la récession de s’installer. Il faut casser cette logique de pessimisme. »
Il y avait pourtant une solution toute simple pour pousser les Français à consommer plus : leur annoncer que leurs salaires vont augmenter en 2009 …
(Le Canard Enchaîné, 12 novembre 2008, page 2)
Instit le 12/11/2008 à 07:14:27
Les signes de dégradation de la situation économique et sociale se multiplient, à quatre jours de la publication par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de la première estimation, très attendue, de la croissance française au troisième trimestre. Une nouvelle contraction du PIB après celle du deuxième trimestre (- 0,3 %) signifierait, en effet, que la France est entrée en récession.
Dans un environnement économique plus que maussade, aggravé par l'arrivée des premiers froids, les associations de lutte contre la pauvreté assurent qu'elles commencent à constater, sur le terrain, les premiers effets de la crise. Le Secours catholique rend public, jeudi 13 novembre, son traditionnel rapport annuel, intitulé cette année Familles, enfance et pauvretés. L'association, qui a aidé 1,4 million de personnes en 2007, y souligne la part de plus en plus importante prise par les plus de 50 ans dans ses centres d'accueil. "Beaucoup de familles en situation de précarité viennent se nourrir ou s'habiller dans nos centres pour pouvoir payer leur loyer", note également une permanente de l'association.
Le constat dressé par la Croix-Rouge française n'est pas très différent : "La situation continue de se dégrader. Les pauvres sont plus pauvres, et d'autres couches de la population se fragilisent", explique Didier Pillard, directeur de l'action sociale. "De nouveaux publics se présentent depuis le début de l'année dans nos 650 points de distribution alimentaire et dans nos épiceries sociales : de plus en plus de retraités ; des travailleurs pauvres à temps complet, par exemple des employés municipaux, et des étudiants."
L'antenne locale de Toulouse a constaté une hausse de 100 % de la population fréquentant les épiceries sociales. A Redon (Ille-et-Vilaine), cette même population aurait augmenté de 26 % en un mois. En attendant le doublement des crédits du Plan national d'aide alimentaire, qui devraient passer de 10 à 20 millions d'euros en 2009, certaines délégations en sont réduites à diminuer de moitié leurs colis pour pouvoir aider tout le monde. Sensibles à la détresse croissante des populations qu'elles rencontrent, quatorze grandes associations de lutte contre la pauvreté, toutes adhérentes du réseau Uniopss, ont prévu de tirer la sonnette d'alarme, le 28 novembre, auprès des pouvoirs publics et de l'opinion.
Les dernières données émanant de l'Insee, des douanes ou du ministère de l'économie n'incitent guère à l'optimisme. Elles confirment que septembre a été particulièrement mauvais, ce que laissaient présager toutes les enquêtes de conjoncture. L'Insee a annoncé, lundi 10 novembre, une baisse de 0,5 % de la production de l'ensemble de l'industrie en un mois. Hors énergie et agroalimentaire, cette baisse est encore plus marquée puisqu'elle atteint - 0,8 %. Le déficit commercial français s'est creusé de 6,250 milliards en septembre, ce qui ne s'était jamais vu. Sur un an, il frise les 55 milliards d'euros, un record !
Les principaux partenaires européens de la France - Royaume-Uni, Espagne, Allemagne et Italie - étant eux-mêmes en difficulté, leur demande a nettement diminué. Les exportations françaises ont donc reculé, pour s'établir à 34,3 milliards d'euros. Cette situation devrait durer : en Allemagne, la production industrielle a connu au mois de septembre sa plus forte baisse depuis treize ans, et les industriels européens anticipent un net ralentissement de leur production dans les prochains mois. Quant aux importations françaises, elles sont en train de ralentir, même si la consommation des ménages semble avoir plutôt bien résisté.
La dégradation des finances publiques est nette. Eric Woerth, le ministre du budget, et Christine Lagarde, la ministre de l'économie, ont d'ailleurs revu à la hausse leurs prévisions de déficit et d'endettement publics et à la baisse leurs hypothèses de croissance. Au 30 septembre, le solde général d'exécution du budget était négatif de 56,6 milliards d'euros, soit 4,4 milliards de plus qu'à la fin septembre 2007, et les rentrées de l'impôt sur les sociétés (IS) et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) fléchissent.
Le marché du travail subit aussi le contrecoup de la crise. Selon les données de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), le rythme de progression des intentions d'embauche, hors intérim, décélère : il est tombé à + 1,5 % au troisième trimestre contre +7,9 % au deuxième. L'emploi intérimaire a baissé de 4,7 % entre août 2007 et août 2008. Après avoir reculé pendant plus de dix-huit mois, le nombre d'allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI) est resté stable au deuxième trimestre à 1,14 million de personnes. Quant au nombre des demandeurs d'emploi indemnisés, il s'est accru de 1 % en septembre.
Le nombre des défaillances d'entreprises s'est accru de 8,9 % en un an. Les impayés ont augmenté de 125 % au troisième trimestre selon la Coface. Enfin, les statistiques que la Banque de France a publiées le 7 novembre 2008 témoignent du durcissement des conditions d'octroi de prêts aux particuliers et aux entreprises, malgré les efforts déployés par le gouvernement auprès des banques.
www.lemonde.fr/economie/article/2008/11/11/les-premiers-effets-sociaux-de-la-crise-se-font-sentir_1117239_3234.html
Instit le 09/11/2008 à 19:28:05
GENERAL MOTORS APPELLE À L'AIDE L'ETAT AMÉRICAIN POUR ÉVITER LA FAILLITE.
General Motors (GM) pourrait être à court de liquidités dès le premier semestre 2009. Le spectre de la faillite du numéro un américain de l'automobile était latent depuis plusieurs mois. Ce scénario noir est aujourd'hui plus qu'une simple hypothèse.
Lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, vendredi 7 novembre, GM a multiplié les mauvaises nouvelles : des pertes abyssales, 2,5 milliards de dollars (1,96 milliard d'euros) en net et 4,2 milliards de dollars sur le plan opérationnel. Quant au chiffre d'affaires, il est en recul de 13 % à 37,9 milliards de dollars.
Mais le plus inquiétant à court terme, c'est le niveau de trésorerie dont GM dispose. " Les liquidités estimées pour le reste de 2008 approcheront le minimum requis pour faire fonctionner l'entreprise. Pour les deux premiers trimestres de 2009, même avec les mesures de restructuration prévues, les liquidités tomberont largement au-dessous de ce niveau ", a indiqué GM.
En réalité, le premier constructeur américain brûle plus de 1 milliard de dollars de liquidités chaque mois. Entre juin et septembre, elles sont tombées de 21 milliards à 16,2 milliards de dollars.
" En tenant ce discours, GM est allé droit au but en implorant une aide ", a déclaré à l'agence Bloomberg Pete Hastings, analyste chez Morgan Keegan.
Le futur président américain, Barack Obama, conscient de l'urgence de la situation a annoncé, vendredi, lors de sa première conférence de presse à Chicago : "J'ai décidé que l'équipe de transition va devoir travailler sur de nouvelles mesures pour aider l'industrie automobile à s'adapter" à la chute de la demande.
Les constructeurs américains plaident pour une aide de 25 milliards de dollars de prêts directs sans conditions, s'ajoutant à l'enveloppe de 25 milliards de dollars approuvée en septembre 2008, mais destinée uniquement aux développements de nouvelles technologies.
www.lemonde.fr/la-crise-f...
En clair : les partisans du libéralisme économique passent leur temps à cracher sur l'Etat. Mais, quand les partisans du libéralisme économique risquent de faire faillite, ils implorent l'aide de l'Etat, comme des mendiants.
" Pitié, monsieur l'Etat, pitié, aidez-nous ! Donnez-nous des dizaines de milliards ! " pleurnichent les fabriquants d'automobiles.
" Pitié, monsieur l'Etat, pitié, aidez-nous ! Donnez-nous des dizaines de milliards ! " pleurnichent les banquiers.
Conclusion : contribuables, préparez-vous à payer des dizaines de milliards pour aider tous ces messieurs.